Ces trucs étranges que mon cerveau m'impose
4 de mes habitudes dont je veux te parler
Je crois que j’écris ce contenu avec l’espoir secret qu’on me dise « t’inquiète, moi aussi ! ». Parce que ces 10 dernières années, soit je n’ai pas croisé de personnes comme moi, soit personne n’a osé m’en parler. Et c’est ok, mais ça intensifie toujours plus cette sensation d’être… étrange 🫠
J’écris n’importe où, n’importe comment
Au moment où j’écris ces lignes, il est 18h54 et je viens de terminer une bouchée de tarte à l’abricot. Je crois d’ailleurs que j’ai encore un ou deux doigts collants, je vais m’en vouloir quand mon clavier ne sera plus qu’un best-of de mes goûters.
Je n’ai évidemment pas le temps d’aller me laver les mains avant d’écrire car, comme d’hab : cette envie débarque comme une urgence. Comme si j’allais perdre à tout jamais ce que je veux écrire. Et plus le temps passe, plus j’ai l’impression qu’en vieillisant je débloque des peurs inédites et inutiles (mais c’est encore un autre sujet).
Cette urgence me pousse donc à écrire n’importe où et n’importe comment 90% du temps. Dans le meilleur scénario, j’écris par terre, pliée en deux. Mais il m’arrive aussi d’écrire en sous-vêtements dans la salle de bain, sur le parking d’un resto avant de rentrer chez moi ou roulée telle un burrito dans un plaid, collée au radiateur quand il fait froid.
À moi toute seule, je tue le mythe de la femme qui écrit dans un cottage cosy à la campagne en caressant son chat de temps en temps. Je suis tout bonnement au strict opposé.
Et puis, bien sûr, le besoin d’écrire passe avant tous les autres : pipi, repas, relations sociales, rendez-vous… — il n’y a que le sommeil que j’ai réussi à conserver intact ! Ce qui me met, tu t’en doutes, dans des situations parfois compliquées : sous prétexte que j’ai préféré écrire plutôt que de me préparer pour un rendez-vous… j’arrive en retard (ou à l’heure, mais pas maquillée).
D’un coup, pouf, je ne suis plus avec toi
Ça fait genre 3 semaines qu’on ne s’est pas vu(e)s, on a pas mal de trucs à se raconter et il y en a un peu pour tous les goûts : du truc banal à l’information cruciale en passant par les petites anecdotes de la vie.
Oui mais voilà, en plein milieu d’une de tes phrases je décroche. Mon cerveau a décidé qu’il fallait traiter en profondeur une information qu’il a jugée capitale, et moi je préfère ne pas t’interrompre parce que bon… je te dirais quoi ?
« Attends attends, et si on allait en deep là-dessus ? » Alors que tu me parlais simplement de la réaction de ton chat à une nouvelle marque de croquettes.
Intérieurement, je suis déjà en train de me questionner sur la composition des croquettes, sur la quantité idéale pour un chat de 5 ans, sur l’histoire de la start-up derrière la marque, et j’en passe.
Je suis donc devenue experte pour qu’en moins de 20 secondes mon cerveau parte en couilles comme décrit ci-dessus et que je revienne progressivement dans l’instant présent en reprenant le fil de tes paroles.
C’est épuisant d’être dans ma tête — mais je ne peux pas être la seule au monde à agir de la sorte alors manifestez-vous ! (svp)
Je ne peux rien commencer
Ce truc étrange se résume en un schéma :
Voilà.
Si je sais que j’ai un truc à faire, quelqu’un qui m’attend pour quelque chose, un rendez-vous, que sais-je… je ne peux rien commencer. Et c’est un putain de problème parce qu’au delà d’être une perte de temps précieux, c’est aussi très handicapant 🙃
Je ne sais pas si ce truc porte un nom, mais je serai curieuse de le savoir.
L’explication la plus plausible c’est que lorsque je me lance dans quelque chose je veux avoir des heures devant moi pour le faire si j’en ai envie (que ce soit bosser sur un truc précis, écrire, jouer, peu importe…). Je ne supporte pas la frustration de devoir m’arrêter et de me stopper dans mon élan : ça me rend très irritable 😂 (je ris mais c’est pas ouf en vrai ahah).
Mis à part travailler sur moi et apprendre à mieux gérer la frustration, je n’ai pas de conclusion à cette partie-là. Peut-être l’auras-tu, toi ?
Je fais des pourcentages par activité
Si tu ne m’as déjà pas pris pour une dingue depuis le début de cet article, il est possible que cela bascule ici 😂
Lorsque je suis chill à l’appart avec le choix total de mon programme de la journée, mon esprit dresse automatiquement une liste d’activité : jeux vidéos, lecture, peinture, écriture, sieste, série… bref, la liste peut être longue.
Mais souvent, j’ai envie de TOUT faire. Avancer sur ma peinture, dans mon livre en cours ou tester un nouveau jeu vidéo. Et dans ces moments-là je me fatigue 😆 — je ne prends pas un élément de la liste au hasard, non : je matérialise dans ma tête des pourcentages d’envie.
Si par exemple le jeu vidéo est à 60% face à la lecture à 40%, alors je vais jouer.
Souvent (comme cette semaine), je suis en erreur 404 : toutes les activités sont au même niveau d’envie/d’intérêt. Je suis donc bloquée, comme une idiote, dans mon choix d’activité 🙃 — ou comment rendre compliqué quelque chose de normalement très simple.
Mais je me rends compte que je fais aussi ça dans ma vie pro : je fais ma liste des priorités de la semaine, et au fur et à mesure des jours je pioche en fonction de ce qui me fait le plus envie à l’instant T 🗓️ — et en cas d’égalité de pourcentages, je privilégie une mission plus urgente qu’une autre ou plus impactante pour mon entreprise.
Voilà.
C’était un plaisir de te faire ces 4 confessions et j’espère sincèrement que certaines personnes se retrouveront dans celles-ci pour, définitivement, me sentir moins seule 🥹




Pour le coup du cerveau qui se met à réfléchir face à ce que l'autre a dit, je me souviens avoir lu qu'il s'agissait d'un des critères du TDAH...
Sinon comme toi, quand j'ai un rdv qui m'attend, j'ai du mal à me concentrer sur autre chose, mais je crois que c'est dû à de l'anxiété sociale pour mon cas ^^'
En fait j’écris plus qu’avant mais je n’en suis pas encore à ce point : j’écris utile pour moi, ma santé mentale ou mon quotidien : to do list, et ta dahahahhhh list, gratitudes, bilan de la semaine…
Par contre l’erreur 404 elle est terrible mais côté pro, je l’analyse plutôt comme de la procrastination : oui j’ai mes fiches de frais à faire mais je sais que je vais m’énerver car il va me manquer des justificatifs et en général c’est pas les miens qui manquent 😫 ! Donc je me trouve des excuses je vais pas pouvoir finir et il y a mieux à faire ou alors des choses plus sympas ! Côté perso je l’analyse comme un trop plein de fatigue mentale et une incapacité à décider et donc cela se manifeste plutôt après 17h et là, le bon sens devrait prendre le dessus et me dire d’aller me reposer mais non le petit vélo dans ma tête s’active tourne en rond et pas de décision, quand il y en a souvent pas les bonnes … et ça, ça m’arrive pas le matin après une bonne nuit et mon demi litre de thé !