5 décisions impulsives qui ont changé ma vie
Lorsque je m’apprête à écrire ce genre de contenu, je m’auto-félicite moi-même d’avoir créé ce Substack 😆 — ce n’est pas vraiment le genre de thématique que je peux aborder sur idontthink (même s’il y a des croisements, tu vas le constater !).
Il est vrai que je suis de nature assez calme, attachée à mes habitudes et à mes passions ancestrales. Mais quand je dézoom sur ma vie, je me rends compte que j’ai parfois pris certaines décisions de manière complètement impulsive. Pour le meilleur, comme pour le pire ! 😂
J’ai photographié des personnes ivres, pendant 6 ans
En Octobre 2008, fraîchement majeure, j’ai décidé de suivre mes amis (Alex & Bastien si vous passez par là 👋🏻) dans une aventure complètement inconnue mais qui paraissait fun : rejoindre Tilllate.com — une équipe de photographes de soirées (bars, boîtes de nuit, festivals…).
J’ai +/- touché à la photographie lorsque j’étais ado (portraits, photos de concerts…), et je me suis dit que cela rajouterai une corde à mon arc en plus de partager une expérience 100% nouvelle avec mes amis.
Bilan : 6 ans plus tard j’étais manager régionale avec une équipe de +15 photographes dans toute l’Auvergne 😂 (et, entre temps, Tilllate est devenu Weemove).
Même si aujourd’hui tout ça me parait être une autre vie, j’ai passé 6 années incroyables ! J’ai rencontré des personnes qui sont aujourd’hui mes meilleur(e)s ami(e)s, j’ai pu croiser des artistes incroyables, j’ai parfois passé des soirées à servir (et à boire) des shooters multicolores mais j’ai surtout immortalisé les soirées de centaines de milliers de personnes 📸 — et ça me rendait sincèrement heureuse.
(sauf la fois où j’ai reçu une palette surprise de +100kg de dentifrice Signal car un partenariat national avait été signé sans que je le sache, un plaisir)
À 24 ans, un peu lassée de devoir remballer des mecs ou rappeler la politesse à des personnes ivres mortes, j’ai quitté l’équipe et rangé mon appareil photo à la cave. Il était temps de passer à autre chose 🤗
J’ai démissionné du jour au lendemain
Si j’ai continué mes études après mon BTS, c’est uniquement parce que j’avais l’opportunité de faire un bachelor en alternance. Et donc, d’avoir enfin un pied dans la vie active.
J’ai donc été en contrat de professionnalisation pendant 1 an dans une grande entreprise, tout en suivant des cours de ressources humaines (3 jours d’école, 2 jours en entreprise — je pense que tu connais le concept).
À la fin de ce contrat, on m’a gentiment expliqué que j’étais un électron libre et que ce n’était pas vraiment compatible avec la maison.
Bon, ok 😆
Peut-être que ce n’était pas la bonne entreprise.
J’ai rapidement trouvé mon premier CDI ; un poste en gestion client/customer care dans une grande entreprise également.
Un jour, une de mes collègues (bien plus âgée) m’a dit : « je ne comprends pas ce que tu fais là Julia, dans 2 ans tu vas t’ennuyer, ton temps mériterait d’être investi ailleurs ».
Le lendemain je posais ma démission sur le bureau du directeur.
Depuis, je suis ma propre cheffe — et malgré l’impulsivité de ma décision, c’était de loin la meilleure de cette décennie ! 🥹 10 ans d’activité, +6000 clients, et des aventures incroyables.
J’ai traversé la France pour rencontrer des inconnus
Je suis fille unique et pas la plus extravertie du monde (la phase « photographe de boîte de nuit » n’a été qu’une parenthèse ahah). Alors ado, j’avais plus d’amis virtuels (merci MSN) que d’amis IRL ! 😆
Mais, même si les liens avec ces personnes-là étaient fort, je ressentais toujours ce besoin de les voir « en vrai ». Pour me prouver qu’ils existaient vraiment (je pense), mais aussi pour « valider » notre compatibilité en quelque sorte.
Et ce besoin-là survenait toujours… d’un coup 🤓 — genre je me réveillais un matin et j’avais décidé que j’allais prendre un billet de train pour telle ville pour aller voir & rencontrer telle personne.
Paris, Bordeaux, Nîmes, Lille, Lyon, Caen, Annecy, Avignon ou encore Argelès-sur-Mer : je suis allée presque partout, voir des humains que je n’avais jamais vus.
J’ai rencontré des personnes qui étaient exactement comme je les imaginais : c’était fascinant. Et parfois c’était un peu foireux 😂 (genre le match des valeurs n’était clairement pas bon) — maaais j’étais toujours contente d’avoir sauté le pas !
Et puis c’est aussi comme ça que j’ai rencontré le mec qui partage ma vie, alors forcément ça ajoute une dimension un peu particulière 🙂
J’ai quitté mon appart’ pour travailler en communauté
J’adore travailler seule et j’adore le silence. C’est comme ça que j’ai passé mes 4 premières années en freelance, à travailler seule dans mon appartement.
Un jour, on me propose une mission et on me dit « par contre, il faudra que tu viennes travailler sur place », dans un espace de coworking.
J’ai dit oui avant même d’y réfléchir 😆 — j’avais besoin d’argent (période creuse) et je n’avais encore jamais essayé de me mêler à d’autres indépendants comme moi.
Si les 2 premières semaines ont été un peu remuantes, je me suis très vite habituée à cette vie professionnelle en communauté ! J’ai trouvé ça tellement cool que j’y restais même pour travailler sur mes autres missions.
Et ça a duré +2 ans ! J’y ai rencontré Julie (mon associée depuis déjà 5 ans) et d’autres entrepreneurs formidables. J’ai vécu des moments riches en émotions, des évènements géniaux et j’ai beaucoup grandi (et fait la fête 🙃).
J’ai supprimé le toxique de mon quotidien
Pendant des années j’ai vécu ma vie sans me poser trop de questions. Notamment en ce qui concernait les personnes qui étaient dans ma vie (que ce soit des inconnus, des connaissances, des clients…).
Jusqu’au jour où mes amis proches m’ont dit « si ça ne te rend pas heureuse, tu ne devrais pas continuer » — à ce moment-là, ils me parlaient d’un de mes clients en social media management.
Sauf que j’ai décidé de l’appliquer à tout 😆 — j’ai donc coupé les ponts avec pas mal de monde, clôturé des contrats, arrêté de m’imposer d’être sur certaines plateformes (genre LinkedIn)… bref tout ce que je n’avais jamais osé mettre de côté par peur de froisser ou de perdre des opportunités.
D’un coup, je me suis retrouvée sans « bruit ». Sans reproches toxiques, sans avoir à trier les sollicitations purement intéressées, sans missions freelance désagréables. Et j’ai eu la sensation que pour la première fois de ma vie d’adulte, je me respectais.
Aujourd’hui, j’ai appris à dire non/à poser mes limites et à déceler les situations ou les relations qui pourraient être foireuses dès le départ : c’est quand même une manière beaucoup plus saine que de tout envoyer valser d’un coup à posteriori 😂







Je trouve qu'on est vraiment nées à la meilleure période d'Internet. Les blogs, les rencontres sur MSN, sur les forums etc. Pour beaucoup de personnes de mon entourage ça paraît hyper bizarre de créer du lien avec des gens en ligne, et pourtant beaucoup de ces gens-là (dont toi) font partie de mes plus belles rencontres ! 🥰
Les décisions impulsives sont souvent les meilleures, j’ai beaucoup aimé ton texte, je m’y suis beaucoup retrouvée. J’ai moi-même déménagé à Londres du jour au lendemain et rencontré ce garçon à l’autre bout de l’Europe, acceptée ce travail au hasard … Il y a quelque chose d’excitant à se lancer dans l’inconnu plutôt que de rester figé quelque part avec des regrets. Se perdre et essayer c’est important ! C’est une question d’expérimentation finalement